Ô ma péri !

Dernière mise à jour : 9 janv. 2021

Pourquoi avoir mal quand il existe la péridurale ?

Si c'était si simple !

Petit tour d'horizon des pour, des contre et des pourquoi.

couple d'amoureux dans un  parc











“Comment peux tu vouloir accoucher sans péri, t'es maso ? on n'est plus à l'âge de pierre.”
'' Celle-là c'est une warrior, elle a accouché sans péri''.

Voilà des réflexions maintes fois entendues et tout à fait représentatives de notre culture et de nos représentations de l'accouchement : une douleur insupportable, l'accouchement est associé à la guerre, au marathon, à une performance...

Lorsque que nous sommes élevées dans cette idée, évidemment, la péri, c'est le graal.


C'est dans la tête


Non, non, et non, l'accouchement n'est pas la guerre.

C'est plutôt son opposé.

On ne va tuer personne, là.

Ni une perfomance, ni un marathon.

C'est un processus inné pour lequel notre corps a déjà le mode d'emploi, sans entrainement.

Pour preuve, le recours à l'anesthésie péridurale pour l'accouchement varie selon les cultures. Il est très élevé en France et aux Etats-Unis (70 % et 60 % en 2010). En Angleterre, on tombe déjà à 27 %, en Allemagne, à 24 %. À l'inverse, des pays comme le Danemark ou les Pays-Bas ne l'utilisent que dans moins de 5 % des accouchements. Les danoises seraient-elles à l'âge de pierre ou particulièrement balèses ?


Même si c'est difficile à entendre, ce n'en est pas moins vrai, la douleur est subjective. Elle est construite quelque part à mi-chemin entre nos perceptions physiques et nos représentations mentales.

La #péridurale agit sur les perceptions physiques, vous pouvez agir sur vos #représentations mentales.

Si depuis l'enfance, vous grandissez dans la peur de cette douleur et dans les récits atroces du marathon et de la guerre que mènent les femmes en salle d'accouchement, comment pourriez-vous ne pas avoir mal ? Vous avez alors la pire des cartes en mains : celle de la peur.

Vous trouverez ici un article tout à fait intéressant, en anglais, sur la perception de la douleur durant l'accouchement. En résumé, cet article présente les facteurs qui conditionnent la manière dont on perçoit la douleur : l'effet nocébo décrit plus haut, le stress lié aux conditions de l'accouchement (nombreux inconnus dans la salle, impossibilité de bouger ,..), ainsi que les attentes préalables de la mère.


En fait, savez-vous que l'accouchement n'est pas que douleur ?

Qu'il existe d'autres sensations ?

Que certaines femmes décrivent des sensations de #puissance, de force ou même d'euphorie et de joie ?

Si non, vous pouvez commencer à reprogrammer vos représentations avec des témoignages de femmes qui ont vécu ces moments parfois difficiles sans s'anesthésier (le podcast de Laura, Mères*Nature c'est aussi sur ce site).


Utile dans certains cas, le graal des accouchées est systématisé et banalisé non sans effets retords ..

Car en fait, l'anesthesie péridurale n'est peut être pas toujours la panacée.


S'anesthésier, des pour, des contre


Là où ça vaut le coup d'avoir la péri :

- vous serez prête pour le bloc en cas de césarienne sans passer par la case anesthésie générale,

- en cas travail long qui n'avance pas et/ou éprouvant, pour pouvoir se reposer.


Avantages de se passer de la péri :

- Eviter les engrenages d'interventions. Quand on y met le petit doigt, on ne sait pas ou cela finira.

- Le respect de la #physiologie avec un minimum d'interventions médicales.


Et pour vous, la douleur est-elle insupportable ? A vous de le dire maintenant.

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